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Nouveau Testament en breton

La bible ouverte sur le Nouveau Testament en breton.

Au cœur de la foi chrétienne se trouve un événement : la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth, reconnu comme le Christ, le Messie annoncé, le Fils de Dieu. C’est le Kérygme, la base même de la foi des chrétiens. Le Nouveau Testament est la deuxième partie de la Bible chrétienne, c’est l’ensemble des textes qui annoncent, interprètent et transmettent cette Bonne Nouvelle – en grec euangelion, d’où vient le mot « Évangile » (« Aviel » en breton).

Au Ve siècle, saint Augustin écrivait : « Le Nouveau est caché dans l’Ancien, et l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau. »

C’est donc toute la dynamique du Salut que déploient ces 27 livres qui composent le Nouveau Testament en breton. Écrits sur quelques décennies, ils sont les témoins vivants d’une foi proclamée, transmise, méditée, et partagée dans des contextes variés, du monde juif aux cités gréco-romaines jusqu’aux confins du monde. 

Une foi transmise, puis mise par écrit

Les textes du Nouveau Testament ne sont pas contemporains de Jésus. Après sa mort et sa résurrection (vers l’an 30), la foi s’est d’abord transmise oralement dans les premières communautés chrétiennes. Les premiers écrits sont les lettres de Paul, rédigées dès les années 50. Les Évangiles viennent plus tard : à partir des années 70, lorsque les premiers témoins disparaissent et que l’on craint que leur mémoire ne s’efface. La rédaction du Nouveau Testament s’étend ainsi sur environ un siècle.

Le Nouveau Testament regroupe 27 livres, fixés progressivement au cours des premiers siècles et officialisés en 1546 par le Concile de Trente. Les textes du Nouveau Testament viennent après l’Ancien Testament. On les classe en plusieurs groupes :

Les 4 évangiles en breton

Les quatre Évangiles, de Matthieu, Marc, Luc et Jean, racontent la vie, l’enseignement, la mort et la résurrection de Jésus. Chacun le fait à sa manière, avec son style, sa sensibilité, son contexte. Il touche chacun de diverse manière, en fonction du chemin de chacun. 

Les Actes des Apôtres en breton

Rédigés par Luc, auteur du troisième Évangile, les Actes des Apôtres racontent les débuts de l’Église après Pâques, depuis Jérusalem jusqu’à Rome. Ils permettent de mieux appréhender la vie des premières communautés chrétiennes. 

Les lettres de Paul

Adressées aux Romains, Corinthiens (1ère lettre), Corinthiens (2e lettre), Galates, Éphésiens, Philippiens, ColossiensThessalonicienss (1ère lettre), Thessaloniciens (2e lettre), à Timothée (1ʳᵉ lettre), Timothée (2e lettre), Tite ou encore Philémon, ces lettres pastorales ou théologiques s’adressent à des communautés ou à des individus. Elles sont les plus anciennes sources chrétiennes connues.

Les épîtres dans le Nouveau Testament en breton

L’épître aux Hébreux, qui est un traité original et anonyme sur le Christ comme grand prêtre et médiateur de la nouvelle alliance entre Dieu et l’humanité.

Les épîtres de Jacques, Pierre (1er Épître de Pierre ; 2e Épître de Pierre), Jean (1er Épître de Jean ; 2e Épître de Jean ; 3e Épître de Jean) et Jude. Elles s’adressent à l’Église entière plutôt qu’à une communauté précise.

L’Apocalypse en breton

L’Apocalypsece livre est devenu presque légendaire dans l’esprit des gens, car mystérieux. Cet écrit symbolique et prophétique est attribué à Jean. Il clôt le Nouveau Testament par une vision de lutte, d’espérance et de victoire du Christ.

Les textes ne parlent pas tous d’une même voix, mais ils annoncent tous un même Évangile : Jésus est le Christ qui révèle l’amour de Dieu pour tous.