Levr kentañ ar Vakabeed - Pennad 11
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Pennad 11
Ptolémée, le roi d’Égypte, rassembla une armée aussi nombreuse que le sable au bord de la mer, ainsi qu’une grande flotte, car il désirait se rendre maître, par la ruse, du royaume d’Alexandre et l’annexer à son propre royaume. 1M 11, 1 : Roue an Egipt a strollas un armead niverus, evel an traezh a zo war aodoù ar mor, ha listri e-leizh, hag a glaskas bezañ mestr war rouantelezh Aleksandr, dre widre, hag he stagañ ouzh e rouantelezh-eñ.
Il se rendit donc en Syrie avec des paroles de paix. Les habitants des villes lui ouvraient leurs portes et sortaient au-devant de lui, car le roi Alexandre avait donné l’ordre de l’accueillir, lui qui était son beau-père. 1M 11, 2 : Mont a reas da Siria gant komzoù a beoc’h, ha digeriñ a rae dezhañ tud ar c’hêrioù ha mont war-arbenn dezhañ, rak urzh Aleksandr, ar roue, a oa e ziambroug, dre ma oa e dad-kaer.
Mais, dans chacune des villes où il pénétrait, Ptolémée laissait des troupes en garnison. 1M 11, 3 : Hogen, pa zeue er c’hêrioù, e lakae Ptoleme darn eus e strolladoù da ward e pep kêr.
Comme il s’approchait d’Azôt, on lui montra le temple de Dagone incendié, Azôt et ses environs détruits, les cadavres dispersés çà et là et les restes calcinés de ceux qui avaient été brûlés dans le combat. On les avait entassés sur le parcours du roi. 1M 11, 4 : Pa voent tost da Azot, e tiskouezjont dezhañ templ Dagon tangwallet, Azot hag he zro-war-droioù dismantret, ar c’horfoù distaol-et ha relegoù losket ar re en devoa dêvet Jonatan er brezel, rak graet o devoa bernioù anezho war e hent.
On rapporta au roi les actions de Jonathan, pour susciter sa réprobation, mais il garda le silence. 1M 11, 5 : Dezrevell a rejont d’ar roue ar pezh en devoa graet Jonatan a-benn e damall, met tevel a reas ar roue.
Quant à Jonathan, il se rendit, en grand apparat, au-devant du roi à Joppé. Ils se saluèrent mutuellement et passèrent la nuit en ce lieu. 1M 11, 6 : Hag e teuas Jonatan a-ziarbenn d’ar roue, e Joppe, gant digoroù bras ; en em saludiñ a rejont an eil egile ha nozvezhiañ eno.
Ensuite, Jonathan accompagna le roi jusqu’au fleuve nommé Éleuthère. Puis, il retourna à Jérusalem. 1M 11, 7 : Mont a reas Jonatan gant ar roue betek ar stêr anved Eleuter, ha distreiñ a reas da Jeruzalem.
Le roi Ptolémée se rendit maître des villes du littoral jusqu’à Séleucie-sur-Mer. Il nourrissait de mauvaises intentions à l’égard d’Alexandre. 1M 11, 8 : Ar roue Ptoleme avat a vestronias kêrioù an arvor betek Seleukia war vord ar mor, hag e prederiate mennadoù fall a-fet Aleksandr.
Il envoya des messagers au roi Démétrios, pour lui dire : « Viens, faisons alliance l’un avec l’autre. Je te donnerai ma fille, celle qui est la femme d’Alexandre, et tu régneras sur le royaume de ton père. 1M 11, 9 : Kas a reas kannaded davet Demetrios, ar roue, da lavarout : "Deus, divizomp etrezomp un emglev, hag e roin dit va merc’h, en devoa Aleksandr, hag e reni war rouantelezh da dad.
Je regrette, en effet, d’avoir donné ma fille à Alexandre, car il a cherché à me tuer. » 1M 11, 10 : Keuz am eus end-eeun a vezañ roet dezhañ va merc’h, rak klasket en deus va lazhañ".
Or, s’il lui reprochait cela, c’est parce qu’il convoitait son royaume. 1M 11, 11 : E damall a rae dre m’en devoa c’hoant kaout e rouantelezh,
Il lui reprit donc sa fille et la donna à Démétrios. Il changea d’attitude envers Alexandre, et leur hostilité devint manifeste. 1M 11, 12 : ha lamet digantañ e verc’h, e roas anezhi da Zemetrios ; kemmañ a reas a-enep Aleksandr hag anat e voe o enebiezh.
Alors, Ptolémée fit son entrée à Antioche et ceignit le diadème de l’Asie, de sorte qu’il portait sur son front deux diadèmes : celui de l’Égypte et celui de l’Asie. 1M 11, 13 : Antren a reas Ptoleme en Antiokeia, ha lakaat taled Azia ; div daledenn a lakaas en-dro d’e benn, re Egipt hag Azia.
À cette époque, le roi Alexandre se trouvait en Cilicie, parce que les habitants de cette région s’étaient révoltés. 1M 11, 14 : Ar roue Aleksandr a oa e Kilikia d’ar mare-se, rak en em savet o devoa tud an tiriadoù-se.
Lorsqu’il apprit les manœuvres de Ptolémée, il marcha contre lui pour le combattre. Mais Ptolémée sortit à sa rencontre avec une forte troupe et le mit en déroute. 1M 11, 15 : Klevout a reas Aleksandr ha mont a reas a-enep dezhañ d’an emgann ; hag e teuas Ptoleme a-ziarbenn dezhañ gant ur strollad kreñv hag e lakaas da dec’hout.
Alexandre s’enfuit en Arabie pour s’y mettre à l’abri, et le roi Ptolémée triompha. 1M 11, 16 : Tec’hel a reas Aleksandr da Arabia evit en em wareziñ eno, met ar roue Ptoleme a voe uhelaet.
Zabdiel l’Arabe trancha la tête d’Alexandre et l’envoya à Ptolémée. 1M 11, 17 : Hag e lamas Zabdiel, an Arab, e benn digant Aleksandr hag hen kasas da Btoleme.
Mais le roi Ptolémée lui-même mourut le surlendemain, et les garnisons qu’il avait laissées dans les villes fortifiées furent massacrées par les habitants. 1M 11, 18 : Hag ar roue Ptoleme a varvas tri deiz goude, hag ar re a oa en e greñvlec’hioù a voe lazhet gant tud ar c’hreñvlec’hioù-se.
Démétrios devint roi en l’an 167 de l’empire grec. 1M 11, 19 : Ha Demetrios a voe roue er bloaz kant seizh-ha-tri-ugent.
En ces jours-là, Jonathan rassembla les habitants de la Judée pour attaquer la citadelle de Jérusalem. Il dressa contre elle un grand nombre de machines de guerre. 1M 11, 20 : En deizioù-se e strollas Jonatan re Judea evit arsailhañ kreñvlec’h Jeruzalem, hag e reas enep dezhañ ardivinkoù niverus.
Or, quelques hommes infidèles à la Loi, des gens qui haïssaient leur propre nation, se rendirent chez le roi Démétrios pour lui annoncer que Jonathan assiégeait la citadelle. 1M 11, 21 : Hag ez eas darn, hag a gasae o fobl, tud dilezenn anezho, davet ar roue da gontañ dezhañ e oa Jonatan o sichañ ar C’hreñvlec’h.
Apprenant cela, Démétrios fut très irrité. Dès qu’il l’apprit, il donna aussitôt le signal du départ pour se rendre à Ptolémaïs. Il écrivit à Jonathan de lever le siège et de venir au plus vite s’entretenir avec lui à Ptolémaïs. 1M 11, 22 : O klevout-se e voe fuloret, hag a-boan klevet e loc’has kerkent ha dont a reas da Btolemais, hag e skrivas da Jonatan paouez ar seziz ha dont war-arbenn dezhañ evit kejañ gantañ da Btolemais a-benn-herr.
Quand Jonathan l’apprit, il ordonna de continuer le siège. Puis, il choisit pour l’accompagner quelques-uns des anciens d’Israël et quelques prêtres, et il affronta lui-même le danger. 1M 11, 23 : Met pa glevas se, Jonatan a roas urzh da genderc’hel ar seziz, hag e tibabas hiniennoù a-douez Kozhidi Israel hag eus ar veleien hag en em lakaas e-unan en arvar.
Chargé d’argent, d’or, de vêtements précieux et d’autres présents en quantité, il se rendit à Ptolémaïs chez le roi et trouva grâce à ses yeux. 1M 11, 24 : Rak, o vezañ kemeret arc’hant, aour, dilhad ha donezonoù all e-leizh, ez eas davet ar roue da Btolemais, hag e kavas gras dirazañ.
Quelques hommes de sa nation, infidèles à la Loi, essayèrent bien de l’accuser devant le roi, 1M 11, 25 : Droukprezeg a reas un nebeud tud difeiz eus ar vroad a-enep dezhañ ;
mais celui-ci agit à son égard de la même manière que ses prédécesseurs et l’éleva en présence de tous ses amis. 1M 11, 26 : met ar roue a reas gantañ evel m’o devoa graet outañ e ziaraogerien, hag hen uhelaat a reas dirak e holl vignoned.
Il le confirma dans sa charge de grand prêtre et dans toutes les autres fonctions honorifiques qu’il avait auparavant. Il le fit compter au nombre de ses premiers amis. 1M 11, 27 : Hag hen derc’hel a reas e karg ar beleg-meur hag en holl enorioù all en devoa bet da gentañ, hag hen lakaat a reas e penn e vignoned kentañ.
Jonathan demanda alors au roi d’exempter d’impôts la Judée et les trois districts de la Samarie, en lui promettant une somme de trois cents talents. 1M 11, 28 : Hag e c’houlennas Jonatan digant ar roue diskargañ Judea eus an tailhoù, an tri zolead ha Samaria, hag e prometas dezhañ tri c’hant talant.
Le roi accepta. Au sujet de toutes ces choses, il écrivit à Jonathan une lettre ainsi tournée : 1M 11, 29 : Asantiñ a reas ar roue ha skrivañ a reas da Jonatan lizhiri diwar-benn kement-se gant an doare-mañ :
« Le roi Démétrios à Jonathan, son frère, et à la nation des Juifs, salut ! 1M 11, 30 : Ar roue Demetrios da Jonatan, e vreur, salud, ha da vroad ar Yuzevien.
Voici la copie de la lettre que nous avons écrite à votre sujet à notre parent Lasthénès. Nous vous l’adressons aussi, pour que vous en preniez connaissance. 1M 11, 31 : An adskrid eus al lizher hon eus skrivet da Lastenes, kar-nes deomp, diwar ho tivoud, a skrivomp ivez deoc’h, m’ho pezo anaoudegezh :
“Le roi Démétrios à son père Lasthénès, salut ! 1M 11, 32 : Ar roue Demetrios da Lastenes, e dad, salud !
À la nation des Juifs, qui sont nos amis et se conduisent envers nous avec droiture, nous sommes décidé à faire du bien en raison de leurs bons sentiments à notre égard. 1M 11, 33 : Da vroad ar Yuzevien, hor mignoned, hag a vir en hor c’heñver ar pezh a zo reizh, hon eus divizet ober vad en abeg d’o hegarated ouzhimp.
Nous leur confirmons la possession du territoire de la Judée et celle des trois districts d’Aphéréma, de Lydda et de Ramathaïm, qui ont été détachés de la Samarie et annexés à la Judée, avec tous les lieux qui en dépendent. Leurs revenus appartiennent à tous ceux qui offrent des sacrifices à Jérusalem, en échange des redevances royales qu’auparavant le roi prélevait chaque année sur les produits de leur terre et de leurs arbres. 1M 11, 34 : Lezel a reomp ganto tiriad Judea hag an tri zolead, Aferema, Lidda ha Ramataim ; staget int bet ouzh Judea diwar Samaria, gant kement a aparchant outo, evit mad an holl re a ra aberzhoù e Jeruzalem, en eskemm eus ar gwirioù roueel a gemere ar roue diganto diagent bep bloaz, diwar frouezh an douar hag ar gwez.
Quant aux autres droits que nous avons sur les dîmes et les impôts qui nous reviennent, sur les marais salants et les couronnes qui nous sont dues, nous leur en faisons remise totale à dater de ce jour. 1M 11, 35 : Hag evit an traoù dleet deomp, a-vremañ, war an deogoù hag an taosoù all dleet deomp, ar paludoù holen hag ar c’hurunennoù dleet deomp, kement-se holl a lezimp ganto.
Pas une seule de ces dispositions ne sera abrogée, à dater de ce jour et pour la suite des temps. 1M 11, 36 : Ne vezo torret hini ebet eus an dalc’hioù-se a-vremañ da-vepred.
Prenez donc soin, maintenant, d’en faire une copie. Qu’on la remette à Jonathan et qu’elle soit placée bien en vue sur la montagne sainte.” » 1M 11, 37 : Ha bremañ, bezit aketus da ober un adskrid eus an traoù-se, ma vezo roet da Jonatan, da vezañ lakaet war ar menez santel en ul lec’h a-wel".
Le roi Démétrios vit qu’en sa présence le pays connaissait la tranquillité et que rien ne lui résistait. Il démobilisa toute son armée et renvoya chacun dans sa propre région, à l’exception des troupes étrangères qu’il avait recrutées dans les îles des nations. Pour cette raison, il s’attira l’hostilité de toutes les troupes qu’il tenait de ses pères. 1M 11, 38 : Hag e welas Demetrios, ar roue, e oa sioul ar vro dirazañ, ha ne oa netra oc’h enebiñ outañ ; kas a reas e holl strolladoù pep hini d’e gêr, nemet ar strolladoù estren en devoa enrollet diwar inizi ar Broadoù. En abeg da se o devoe enebiezh outañ an holl strolladoù deuet a-berzh e dadoù.
Or, Tryphon, un ancien partisan d’Alexandre, constata que toutes les troupes murmuraient contre Démétrios. Il se rendit alors chez Imalkoué l’Arabe, qui élevait Antiocos, le jeune fils d’Alexandre. 1M 11, 39 : Trifon avat, a oa eus re Aleksandr da gentañ, pa welas an holl strolladoù o c’hrozmolat enep Demetrios, a yeas davet Imalkoue, an Arab, a save Antiokos, mab yaouank Aleksandr.
Il lui demandait avec insistance de lui remettre l’enfant, pour qu’il règne à la place de son père. Il l’informa de toutes les dispositions prises par Démétrios et de l’hostilité que lui vouaient ses armées. Il demeura là pendant de nombreux jours. 1M 11, 40 : Derc’hel a reas warnañ evit m’hen rofe dezhañ ha ma renfe e-lec’h e dad ; hag e tisklerias dezhañ kement en devoa urzhiet Demetrios, hag an enebiezh o devoa e strolladoù a-enep dezhañ, hag e chomas eno e-pad deizioù niverus.
Jonathan, de son côté, fit demander au roi Démétrios de retirer ses garnisons de la citadelle de Jérusalem ainsi que des autres forteresses de Judée, car elles étaient toujours en état de guerre avec Israël. 1M 11, 41 : Kas a reas Jonatan tud davet Demetrios, ar roue, evit ma kasfe kuit eus Jeruzalem an dud a oa er C’hreñvlec’h, ha re ar c’hreñvlec’hioù all, rak ober a raent brezel da Israel.
Démétrios fit porter cette réponse à Jonathan : « Non seulement je ferai cela pour toi et pour ta nation, mais je te couvrirai d’honneurs, toi et ta nation, si l’occasion se présente. 1M 11, 42 : Hag e kasas Demetrios tud davet Jonatan da lavarout : "N’eo ket se hepken a rin evidout hag evit da vroad, met da gargañ a rin a enorioù, te ha da vroad, pa gavin an digarez.
Mais maintenant, tu ferais bien d’envoyer des hommes pour combattre à mes côtés, car toutes mes troupes ont fait défection. » 1M 11, 43 : Bremañ eta e ri mat o kas din tud a stourmo ganin, rak desfailhet o deus va holl strolladoù".
Jonathan lui envoya donc à Antioche trois mille hommes, de vaillants guerriers, dont l’arrivée réjouit le roi. 1M 11, 44 : Hag e kasas Jonatan tri mil den kadarn ha kreñv dezhañ da Antiokeia ; mont a rejont davet ar roue, hag e voe laouen ar roue gant o donedadeg.
Les gens se rassemblèrent au milieu de la ville, au nombre d’environ cent vingt mille, dans l’intention de faire périr le roi. 1M 11, 45 : Hag en em vodas tud kêr e kreiz-kêr, war-dro c’hwec’h-ugent mil a dud, c’hoant ganto lazhañ ar roue.
Celui-ci se réfugia dans son palais, tandis que les gens de la ville envahissaient les rues et commençaient le combat. 1M 11, 46 : Hag e tec’has ar roue d’ar palez, tra ma aloube tud ar gêr straedoù kêr ha ma krogent gant an emgann.
Le roi appela les Juifs à son secours. Ceux-ci, tous ensemble, se groupèrent autour de lui, puis se dispersèrent dans la ville, où ils tuèrent, ce jour-là, environ cent mille personnes. 1M 11, 47 : Hag e c’halvas ar roue ar Yuzevien d’e skoazellañ ; en em strollañ a rejont en e gichen holl a-gevret, hag en em skignañ goude dre ar gêr ha lazhañ en deiz-se war-dro kant mil a dud.
Ils incendièrent la ville, ramassèrent une grande quantité de butin ce jour-là et ils sauvèrent le roi. 1M 11, 48 : Tangwallañ a rejont ar gêr, ha tapout preizh bras en deiz-se, ha saveteiñ ar roue.
Voyant que les Juifs s’étaient rendus maîtres de la ville comme ils le voulaient, les habitants perdirent courage et se mirent à crier vers le roi, en le suppliant ainsi : 1M 11, 49 : Ha tud ar gêr, o welout o devoa mestroniet ar Yuzevien ar gêr evel ma karent, a voe digalonekaet hag a c’harmas war-zu ar roue gant aspedennoù, o lavarout :
« Tends-nous la main droite, et que les Juifs cessent de nous combattre, nous et notre ville ! » 1M 11, 50 : Ro deomp da zorn dehou, ha ra baouezo ar Yuzevien da stourm ouzhimp hag ouzh ar gêr.
Ils jetèrent leurs armes et firent la paix. Les Juifs furent couverts de gloire en présence du roi et aux yeux de tout son royaume. Leur renom s’étendit dans le royaume, et ils regagnèrent Jérusalem chargés d’un riche butin. 1M 11, 51 : Hag e taoljont an armoù hag e rejont ar peoc’h. Hag e voe kanmeulet ar Yuzevien dirak ar roue ha dirak holl dud e rouantelezh, hag e tistrojont da Jeruzalem gant preizh bras.
Alors, le roi Démétrios s’assit sur le trône royal et, en sa présence, le pays connut la tranquillité. 1M 11, 52 : Azezañ a reas Demetrios, ar roue, war dron-roue ha sioul e voe ar vro dirazañ.
Mais il renia toutes ses promesses et traita Jonathan comme un étranger. Il l’opprima durement, sans plus reconnaître les services rendus. 1M 11, 53 : Met dislavarout a reas kement tra en devoa lavaret, hag estrenaat a reas ouzh Jonatan, ha ne rentas ket dezhañ grad-vat evel m’en devoa graet-eñ, met e wallgas a reas kenañ-kenañ.
Après ces événements, Tryphon revint, accompagné d’Antiocos. Cet enfant, tout jeune encore, devint roi et porta le diadème. 1M 11, 54 : Goude-se e tistroas Trifon, hag Antiokos gantañ, ur paotrig yaouank-tre, a zeuas da vezañ roue hag a lakaas warnañ an taled.
Autour de lui se rassemblèrent toutes les troupes dont Démétrios s’était débarrassé. Elles combattirent Démétrios, qui prit la fuite et fut mis en déroute. 1M 11, 55 : En em vodañ a reas en-dro dezhañ an holl strolladoù o devoa distaolet Demetrios. Ober a reas brezel outañ, hag eñ a dec’has, faezhet.
Tryphon s’empara des éléphants et se rendit maître de la ville d’Antioche. 1M 11, 56 : Kemer a reas Trifon an olifanted hag aloubiñ a reas Antiokeia.
Le jeune Antiocos écrivit à Jonathan en ces termes : « Je te confirme dans la charge de grand prêtre. Je t’établis à la tête des quatre districts et je te compte parmi les amis du roi. » 1M 11, 57 : Hag e skrivas Antiokos yaouank da Jonatan o lavarout : "Da zerc’hel a ran evel beleg-meur ha da lakaat war ar pevar zolead ha da vezañ e-touez mignoned ar roue".
Il lui envoya en même temps des objets d’or et un service de table, avec l’autorisation de boire dans des coupes d’or, de porter un vêtement de pourpre et une agrafe d’or. 1M 11, 58 : Hag e kasas dezhañ listri aour ha dafaroù hag e roas dezhañ aotre da evañ el listri aour, da vezañ gwisket a limestra ha da gaout ur c’hloched aour.
Quant à Simon, le frère de Jonathan, Antiocos le nomma gouverneur militaire de la région qui s’étend de l’Échelle de Tyr, débarcadère de cette ville, jusqu’aux frontières de l’Égypte. 1M 11, 59 : Ha Simon, e vreur a lakaas da benngadour adal Skeul Tir betek harzoù an Egipt.
Alors, Jonathan partit et se mit à parcourir la Transeuphratène et ses villes. Toutes les troupes de Syrie se rangèrent à ses côtés pour combattre avec lui. Il se rendit à Ascalon dont les habitants l’accueillirent avec beaucoup d’honneurs. 1M 11, 60 : Loc’hañ a reas Jonatan da ergerzhout an tu all d’ar stêr Eufrates hag ar c’hêrioù, hag holl armead Siria en em vodas en-dro dezhañ da stourm gantañ. Mont a reas da Askalon hag e teuas tud kêr war-arbenn dezhañ gant digoroù.
De là, il vint à Gaza, mais les gens de cette ville lui fermèrent les portes. Il en fit le siège et livra ses faubourgs au feu et au pillage. 1M 11, 61 : Hag e loc’has alese etrezek Gaza, met serriñ a reas Gaza he dorojoù outañ ; hag e lakaas ar seziz en-dro dezhi, an tan en he fabourzioù hag o dibourc’has.
Alors, les habitants de Gaza supplièrent Jonathan. Il leur tendit la main droite en signe de paix. Cependant il prit en otages les fils de leurs chefs et les envoya à Jérusalem. Puis, il parcourut le pays jusqu’à Damas. 1M 11, 62 : Aspediñ a reas tud Gaza Jonatan, hag e roas dezho an dorn dehou ; kemer a reas mibien o fennoù evel gouestlidi hag o c’has a reas da Jeruzalem ; hag e tremenas dre ar vro betek Damask.
Jonathan apprit que les généraux de Démétrios se trouvaient près de Kédès de Galilée avec une armée nombreuse et qu’ils voulaient l’écarter de sa charge. 1M 11, 63 : Klevout a reas Jonatan edo penngadourien Demetrios e Kades, e Galilea, gant un armead niverus, hag e klaskent e zigargañ.
Il se porta à leur rencontre, mais laissa son frère Simon dans le pays. 1M 11, 64 : Mont a reas war-arbenn dezho, met e vreur Simon a lezas er vro.
Simon prit position devant Bethsour et l’attaqua pendant de nombreux jours en bloquant ses issues. 1M 11, 65 : Hag e kampas Simon dirak Betsour, hag e stourmas outi e-pad deizioù niverus, ouzh he derc’hel er c’hloz.
Les habitants lui demandèrent la paix, ce qu’il leur accorda. Cependant, il les expulsa, prit la ville et y installa une garnison. 1M 11, 66 : Hen aspediñ a rejont da gemer o dorn dehou, hag e roas e zorn dezho. Hag o argas a reas alese, aloubiñ ar gêr ha lakaat enni ur gward.
De leur côté, Jonathan et son armée, qui campaient près du lac de Gennésar, arrivèrent de grand matin dans la plaine d’Assor. 1M 11, 67 : Jonatan hag e armead a gampas e-tal doureier Gennesar, hag abred e tegouezhjont e plaenenn Asor.
L’armée des étrangers s’avançait à sa rencontre dans la plaine, tandis qu’un détachement se trouvait embusqué derrière lui, dans les montagnes. Les étrangers avancèrent à sa rencontre, 1M 11, 68 : Ha setu armead an estrenien o tont a-ziarbenn dezhañ er blaenenn, ha kaset o devoa ur ged a-enep dezhañ d’ar menezioù, tra ma teuent, int, war-arbenn dezhañ, a-dal.
et les hommes de l’embuscade, surgissant de leur position, engagèrent le combat. 1M 11, 69 : Ar spierien-vrezel a zibouchas eus o lec’h hag e krogjont da emgannañ.
Tous les hommes de Jonathan prirent la fuite. Personne ne resta, à l’exception de deux chefs de ses troupes : Mattathias, fils d’Absalom, et Judas, fils de Kalphi. 1M 11, 70 : Tec’hel a reas ar re a oa gant Jonatan, an holl ; ne chomas hini ebet anezho nemet Matatias, mab Absalom, ha Judas, mab Kalfi, penngadourien strolladoù an arme.
Jonathan déchira ses vêtements, répandit de la poussière sur sa tête et pria. 1M 11, 71 : Hag e fregas Jonatan e zilhad hag e lakaas douar war e benn, hag e pedas.
Puis, il retourna au combat et provoqua la déroute de ses ennemis, qui s’enfuirent. 1M 11, 72 : Hag en em droas a-enep dezho evit argadiñ hag e reas dezho mont kuit, hag e tec’hjont.
À cette vue, ceux des siens qui avaient fui revinrent auprès de lui. Ensemble, ils poursuivirent les ennemis jusqu’à leur camp, qui se trouvait à Kédès. Eux-mêmes campèrent en ce lieu. 1M 11, 73 : Pa weljont se, ar re a dec’he, eus e re, a zistroas davetañ hag a yeas war-lerc’h ar re all betek Kedes, betek o c’hampad, hag e kampjont eno.
En ce jour-là, parmi les étrangers, trois mille hommes environ tombèrent. Ensuite, Jonathan retourna à Jérusalem. 1M 11, 74 : Hag e kouezhas a-douez an estrenien, en deiz-se, war-dro tri mil a dud. Hag e tistroas Jonatan da Jeruzalem.
